Les neurosciences n’ont pas fini de porter à notre attention des nouvelles surprenantes !

Depuis juin 2016, les médias relaient une information sensationnelle : celle d’un Italien qui ne parle plus que français depuis une opération chirurgicale et qui va même bien plus loin que cela.

Découvrez-en davantage en lisant cet article !

Neurosciences : le cas de J.C

Si vous vous intéressez aux neurosciences, vous avez peut-être déjà entendu parler du cas de J.C.

Il y a de cela un peu plus de quatre ans, un Italien de 50 ans, appelons-le J.C, a subi une opération chirurgicale qui ne se serait pas entièrement bien terminée.

Depuis cette période, il ne parle plus que français, achète de la nourriture française, lit des magazines et des livres français, et vit comme un Français à un degré presque caricatural.

Certes, son français est plutôt approximatif. Mais il le parle avec l’accent adéquat et une vitesse assez impressionnante.

Il faut noter qu’il avait appris des rudiments de français à l’école, avait eu une petite amie française, et en savait un peu sur la culture française.

Mais qu’est-ce qui peut expliquer qu’un Italien cesse de parler sa langue d’origine et ne s’exprime plus que dans une langue étrangère plus ou moins apprise et pratiquée il y a de cela des décennies ?

Les neuroscientifiques pensent que JC a subi des lésions vasculaires durant son opération chirurgicale. Mais cela n’explique pas tout bien sûr.

Et ce qui est encore plus bizarre, c’est que son cas n’a rien à voir avec le syndrome de l’accent étranger ; syndrome qui peut survenir lorsque quelqu’un subit un violent choc à la tête ou se blesse dans la partie du cerveau chargée du langage.

Le syndrome de l’accent étranger se caractérise par des difficultés d’articulation qui donnent par hasard un accent étranger à la personne qui en souffre. Ainsi, un Français, suite à un accident neurologique, parlera toujours français, mais avec un accent par exemple allemand ou béninois.

Mais ce n’est pas le cas de J.C qui, lui, parle une langue étrangère dont il a adopté l’accent, en l’occurrence le français. C’est comme si les lésions vasculaires (subies durant son opération) ont réactivé sa connaissance d’une langue étrangère apparemment oubliée et lui ont donné l’envie de la parler encore et encore.

Et vous savez quoi, J.C n’est pas le seul cas étrange recensé par les neurosciences.

Neurosciences : il reste tant à découvrir sur le cerveau !

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J.C n’est pas le seul à souffrir de telles bizarreries. Les neurosciences en ont recensé plusieurs autres de similaires au fil des années.

Par exemple, à la suite d’accidents cérébraux, un patient s’était mis à ²emprunter² des voitures. Il les volait, se promenait avec, puis les abandonnait en pleine nature. Il n’arrivait pas à faire autrement ; et c’est ainsi qu’il a ²emprunté² des centaines de voitures.

Un autre exemple ? Le patient, qui après un accident cérébral, a commencé par développer de l’arithmomanie. Il s’agit d’un besoin irrésistible de compter. Il marchait dans la rue, comptait les pavés et les fenêtres, faisait des calculs arithmétiques avec les plaques d’immatriculation, etc.

De tels cas ne sont pas si rares et sont peu relativement connus. Pourtant, les scientifiques peinent encore à comprendre et expliquer ce qui se passe dans le cerveau de ces personnes.

Comment des accidents cérébraux peuvent provoquer de telles anomalies ? Comment un accident cérébral vous donne un accent étranger, vous fait parler une langue étrangère à peine apprise il y a de cela des lustres et oubliée ? Comment un accident cérébral peut vous transformer en ²voleur² de voitures ? Comment un accident cérébral fait de vous un maniaque des calculs arithmétiques ?

Ce sont là les mystères du cerveau humain ; et les neurosciences ont encore du chemin à faire avant de découvrir entièrement et de comprendre vraiment ce continent inconnu.

En attendant, tout cela voudrait signifier tout au moins une chose : chaque zone de notre cerveau a un rôle bien déterminé ; et lorsqu’une zone est lésée, cette blessure entraîne irrémédiablement des perturbations inexplicables (pour le moment) dans le système.

Il vaudrait donc mieux prendre soin de son cerveau et de son système nerveux. Même si nous ne sommes pas des spécialistes, nous pouvons tout au moins retenir cette précieuse leçon.

Voilà, avez-vous des questions, des préoccupations ou n’importe quel autre type de commentaires ? Si oui, merci de les partager avec nous dans la zone réservée ci-dessous à cet effet !